En 2020, on comptait presque 30 000 bornes de recharges publiques pour alimenter les quelques 320 000 véhicules électriques et hybrides rechargeables en circulation dans le pays. Ce qui fait de la France l’un des pays les mieux équipés en matière d’infrastructures de charge, en compagnie des Pays-Bas, de l’Allemagne, de la Norvège et du Royaume-Uni. Il y a quelques mois, le gouvernement a néanmoins souhaité “passer la vitesse supérieure” en la matière avec un objectif sobre : atteindre la barre des 100 000 bornes d’ici fin 2021.

Et parmi les mesures qui permettent d’accélérer le déploiement des bornes de recharge, les ministères des transports et de l’écologie mise sur différents leviers. Le programme ADVENIR, par exemple, qui prend en charge le financement d’infrastructures de recharge. En 2020, le dispositif a permis de débloquer 100 M€ pour financer l’installation de plus de 45 000 nouveaux points de recharge à horizon 2023. Le programme ne concerne cependant que les bornes ouvertes au public. Les bornes destinées à l’usage privé ne sont donc pas éligibles à ce dispositif.

En parallèle, de nombreuses entreprises investissent le créneau des bornes de recharge : wattpark, chargemap ou encore Freshmile, une startup récemment rachetée par le groupe Rexel, et qui opère actuellement 8 000 bornes sur le territoire. C’est aussi le cas de Ze Watt, une startup qui propose une solution destinée aux entreprises.


Un service de recharge électrique profitable pour tout le monde

L’entreprise propose ainsi un service clé en main de recharge de véhicules électriques qui permettent aux salariés ne disposant pas d’une borne à domicile d’en bénéficier sur leur lieu de travail. La solution est conçue pour être facile à utiliser. Il leur suffit de créer un compte sur le site internet de la marque pour ensuite recevoir un badge d’accès aux bornes. Pendant qu’ils font recharger leurs véhicules, les employés peuvent également suivre le processus depuis leur smartphone via une application. L’accès se fait avec ou sans paiement en fonction des modalités choisies par l’employeur.

En parallèle, la startup s’occupe de l’installation et de la maintenance de ses points de charge et garantit la pérennité du service à ses clients. Les entreprises clientes disposent elles aussi d’une assistance numérique afin d’opérer la supervision de l’installation. Un système qui permet également de visualiser les économies d’émission de CO2 de leurs flottes professionnelles ou des véhicules de leurs salariés.

Fondée en 2015, la startup a réussi à se déployer sur le territoire français, notamment à l’aide d’une levée de fonds d’1M€ effectuée en 2017 auprès de MPCROISSANCE (groupe IRDI SORIDEC Gestion), Takara Capital, le CA Toulouse 31 Initiatives (Groupe Crédit Agricole) ainsi que Bpifrance. Aujourd’hui, elle compte de grandes entreprises parmi ses clients comme Orange, Thales, Safran, Airbus, Enedis ou encore DisneyLand Paris.

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Demain, les véhicules seront électriques… mais seront-ils aussi moins nombreux ?


80% des recharges se font au travail ou à domicile

Aujourd’hui, 80% des recharges se font au travail ou à domicile, faute d’infrastructures dédiées dans les stations-services ou les aires d’autoroute. Cependant, 12 millions de ménages ne disposent pas d’une place de stationnement privative chez eux. D’où le besoin de trouver des solutions sur le lieu de travail où à d’autres endroits.

Le déploiement de l’électromobilité est désormais acté par les grands pays européens, asiatiques et nord-américains. Ce qui présente de nombreux avantages en matière d’émissions de gaz à effet de serre à l’instant T. Une étude réalisée par la Fédération européenne pour le transport et l’environnement montre notamment que les véhicules électriques émettraient 77% de moins de CO2 par rapport à un véhicule thermique. Mais en réalité, tout dépend du mix-électrique du pays dans lequel roule le véhicule concerné. En France, En Allemagne ou en Chine, ça n’est pas la même chose.

Chez nous, cette solution est intéressante pour le moment puisque notre énergie est bas-carbone grâce au nucléaire et pourrait être largement renouvelable à l’avenir. Il faudra cependant être capable d’alimenter ces millions de véhicules. Un problème passionnant auquel s’ajoute celui de la fabrication et du recyclage des batteries. Autant de sujets qui nous attendent demain pour décarboner entièrement le secteur automobile… et dont la solution passera peut-être par une réduction de nos usages. C’est à dire moins de trajets en voiture, plus de mobilités douces, de covoiturage et de transports collectifs.

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