Les français.es se tournent de plus en plus vers des modes de déplacements propres, comme le vélo ou la trottinette. Cependant, l’utilisation quotidienne de la voiture particulière a toujours un poids conséquent sur les émissions de gaz à effet de serre en France : elle compte pour 53% des rejets de gaz à effet de serre dans le secteur du transport. Celle-ci crée des désagréments liés à la pollution de l’air et à la nuisance sonore mais aussi des pertes de temps avec les embouteillages et la difficulté à trouver une place de parking, par exemple. 

À l’heure où l’OMS alerte sur les risques de la pollution de l’air pour la santé, responsable de dizaines de milliers de morts prématurées chaque année, le développement de modes de transport “doux”, comme le vélo, est une nécessité. En particulier en ville où la majorité des déplacements sont inférieurs à 5km.

Selon un rapport de 2021 de l’INSEE, 60% des déplacements domicile-travail se font en voiture pour les distances de moins de 5km


Le vélo, une solution aux problèmes multiples causés par la voiture

Selon les rapports de la FUB, l’usage du vélo au quotidien réduirait les risques de maladies chroniques, améliore le sommeil et la résistance à la fatigue et permet de garder la forme de manière générale. D’autres études estiment que le vélo permet aux travailleurs d’être plus heureux au travail, plus productifs, ponctuels et moins absents.

De nombreuses startups se développent ces dernières années autour de l’idée d’aider les salarié.e.s à réduire leur temps de transport, à faire plus d’activités physiques et à adopter un comportement écoresponsable. C’est le cas de Bee.Cycle, startup créée en 2019 par Jean-Christophe Melaye et Richard Hardiller et accompagnée par le Village by CA Aquitaine pour sa levée de fonds. Ils ont développé un concept de location de vélo électrique de fonction et d’entreprise. Quatre personnes travaillent actuellement avec eux. Leurs vélos sont utilisables pour les trajets domicile/travail ou pour les activités liées à l’entreprise.

Bee.Cycle propose tous types de vélos, pour toutes les entreprises partout en France métropolitaine. Les utilisateurs peuvent trouver des vélos adaptés à leur besoin, que ce soit des vélos de partage ou des vélos individuels. Bee.Cycle propose par exemple des vélos-cargos électriques, des vélos pliants électriques ou encore des vélos de route.

En France, le secteur est en pleine expansion, ce qui offre aux utilisateurs le choix entre diverses startups dédiées à la location de vélos de fonction, comme Azfalte, Zenride ou encore Elocycle, qui fait de la vente et de la location. Celles-ci sont souvent spécialisées dans les vélos électriques, dont la fabrication est plus polluante que celles des vélos mécaniques, notamment à cause de la batterie. Néanmoins, l’essor de ces startups démontre un intérêt grandissant des entreprises pour la mobilité douce.

Les initiatives entrepreneuriales seront-elles suffisantes ?

Selon l’association Vélo et territoires, l’utilisation du vélo a augmenté de 27% de 2019 à 2020 en France. Aidé.e.s par la crise sanitaire, les français.es témoignent d’une volonté de privilégier ces modes de transport plus doux. 

Outre la volonté des entreprises et des citoyen.ne.s, l’augmentation de la pratique du vélo dépend aussi des politiques publiques de mobilités urbaines mises en place. C’est ce qui a fait d’Amsterdam ou de Copenhague, où les vélos sont plus nombreux que les voitures, des références au niveau mondial sur la question. La politique de la ville de Paris à ce sujet est également en train de faire de la capitale un exemple que même dans des endroits où la voiture est traditionnellement reine, le vélo peut se faire une place de choix avec rapidité.

Dans de nombreuses villes françaises, la tendance est à la priorisation des transports en commun, la création d’infrastructures cyclables et de voies piétonnes. La pratique du vélo s’est largement amplifiée ces dernières années et les voitures se retrouvent peu à peu mises à la marge des métropoles. Néanmoins, ces infrastructures se développent encore de manière inégale sur le territoire. Les investissements manquent notamment dans les zones péri-urbaines, les banlieues et les territoires ruraux.

Pour en savoir davantage sur la fracture territoriale liée à l’utilisation du vélo : c’est ici.

Au niveau national, les décideurs ont l’air de suivre cette tendance. En termes de transports liés au travail, le Forfait Mobilité Durable, entré en vigueur le 11 mai 2020 permet par exemple aux employeurs qui favorisent les déplacements à vélo ou en covoiturage de bénéficier d’une exonération d’impôts et de cotisations sociales pouvant aller jusqu’à 500€ par personne depuis janvier 2021.

L’ensemble de ces décisions participent à encourager la création de startups dans le secteur puisqu’il apparaît comme un domaine d’avenir, bénéfique autant pour les entreprises que pour les salarié.e.s. Un levier essentiel pour accélérer encore la décarbonation de nos villes.

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