Dans le domaine de l’économie circulaire, l’upcycling est une notion qui a le vent en poupe. Cette pratique, aussi appelée surcyclage, consiste à réutiliser un produit usé ou inutilisé en lui donnant une autre fonction. On parle d’upcycling car, contrairement au recyclage, cela permet d’améliorer la valeur de l’objet en lui donnant un autre pouvoir et donc une autre vie.

Le concept est largement répandu dans de nombreux secteurs, mais il est surtout populaire dans le textile et le mobilier. Petit tour d’horizon de 10 entreprises françaises qui mettent l’upcycling à l’honneur.

La vie est Belt : Des ceintures à partir de pneus usagés

C’est lors d’un voyage en Colombie que Hubert Motte eu l’idée de se servir de pneus de vélo pour les transformer en un objet susceptible d’être régulièrement utilisé : la ceinture. C’est ainsi que La Vie est Belt est née. L’entreprise basée dans les Hauts-de-France reprend donc les principes de l’artisanat du cuir pour remanier les matériaux et en faire des accessoires de mode tout neufs

Aujourd’hui, La Vie est Belt n’utilise pas seulement des pneus, mais réemploi également des tuyaux de lance à incendie usés. Elle propose aussi des caleçons fabriqués à partir de tissus inutilisés.

👉 Notre article sur La Vie est Belt

FabBRICK, des briques en textile usagés pour l’ameublement

Associer le textile au domaine de la construction, c’est le pari de Clarisse Merlet, fondatrice de FabBRICK. Depuis 2018, FabBRICK récupère des vêtements destinés à être jetés pour en faire des briques servant notamment à l’isolation thermique et acoustique ainsi qu’à la création de meubles ou de cloisons.Depuis son lancement, la startup a sauvé 12 tonnes de textiles pour produire 40 000 briques et elle projette de s’agrandir davantage pour augmenter sa production.

👉 Notre article sur FabBRICK

Waste is More, des créations et des actions zéro-déchet

Waste is More, c’est un « laboratoire créatif » destiné à la revalorisation des déchets. Que ce soit dans le conseil, la sensibilisation ou dans la réalisation de leurs propres produits, la startup certifiée B Corp propose une gamme de prestations sur le thème de l’upcycling. Mathieu Collos et Cyril Rheims ont débuté ce projet avec un jeu d’assemblage de bouchons de bouteilles en plastique.

👉 Notre article sur Waste is More

Bâtho, de vieux bateaux transformés en logements

300 000, c’est le nombre de bateaux hors d’usage en France. Un constat alarmant sachant qu’il n’existe pas de filière de recyclage pour les navires de plaisance. Pour remédier à cela, Romain et Didier, les fondateurs de Bâtho, proposent une solution de revalorisation de ces embarcations en fin de vie. Ils rénovent ces bateaux pour en faire des hébergements, des salles de réunion, des aires de jeux pour les enfants ou des boat-truck.

👉 Notre article sur Bâtho

Pimp your Waste, du mobilier grâce à des déchets de chantier

Pimp Your Waste conceptualise, à l’aide d’un outil numérique, du mobilier en bois à partir des déchets du BTP. L’idée est venue aux 4 co-fondateurs architectes après une prise de conscience de l’impact environnemental du secteur du bâtiment : 227,5 millions de tonnes par an, c’est ce que produit ce secteur en déchets, ce qui représente 80% de la production nationale.

L’entreprise parvient donc à optimiser un maximum de matière grâce à un algorithme qui sélectionne les parties à utiliser en fonction du dessin des architectes et d’une base de données enregistrée au préalable. Depuis 2018, Pimp Your Waste a pu revaloriser 6 037 kg de matériaux dans la fabrication de plus de 300 meubles, parmi eux du mobilier urbain, des chaises, des tables et des meubles de rangement.

👉 Notre article sur Pimp Your Waste

Bilum et ses créations textiles à base matières insolites

Des uniformes de gendarmes, des toiles de montgolfières, de bateaux ou même des drapeaux : c’est ce qu’utilise l’entreprise Bilum pour fabriquer des sacs et autres accessoires. La startup mise sur l’upcycling depuis 2005 en proposant notamment aux entreprises de valoriser, par exemple, leurs toiles publicitaires pour en faire des dotations qu’ils distribueront à leurs clients et collaborateurs.

En plus de sa démarche environnementale qui lutte contre le gaspillage, Bilum est en collaboration avec des entreprises à insertion sociale pour la blanchisserie ou le lavage des matières premières ainsi que pour la confection des accessoires. De plus, la production entière s’effectue en France, de l’approvisionnement des matériaux au produit final.

👉 Notre article sur Bilum

Second Sew, la mode enfants grâce à l’upcycling de vieux tissus

C’est en s’inspirant de ses aînés qui pratiquaient déjà le surcyclage, que Camille Brun-Jeckel fonde Second Sew en 2020, une marque de prêt-à-porter pour les enfants de 0 à 6 ans. En voulant allier mode et comportement responsable, la jeune femme récupère du linge de maison auprès d’un service de collecte qu’elle transforme ensuite en vêtements.

La startup privilégie également le made in France avec une production locale entre Calais et Nantes, du lavage des matières à la confection et s’associe à des entreprises favorisant l’insertion professionnelle au niveau de la conception et du la blanchisserie des matières premières.

👉 Notre article sur Second Sew

Les Récupérables, valoriser les matières délaissées

Les Récupérables est également une marque de prêt à porter qui mise sur la valorisation de textile usagé. Elle réutilise des matières oubliées ou non conformes à la vente pour en fabriquer des articles de mode uniques. La startup d’Anaïs Warmel, crée en 2016 à Paris, s’associe avec des centres de collecte, d’enseignes de prêt-à-porter hauts de gamme et d’industriels spécialisés dans le vêtement de travail pour réaliser ses propres produits.

👉 Notre article sur Les Récupérables

Métamorphose et son réseau d’upcycling

Métamorphose logo

Ici aussi, la mode est au centre de cette pratique. Le réseau Métamorphose compte aujourd’hui 5 entreprises d’insertion dans lesquelles sont confectionnées des accessoires à partir de matières récupérées auprès d’entreprises, de centres de collecte et de particuliers. Bâches publicitaires, toiles de jutes, chambres à air, une multitude de matières y passent afin de leur donner une seconde vie.

Le réseau a récupéré 6 tonnes de matériaux depuis son lancement et à travers ses Chantiers d’insertion situés en Vendée, Alpes de Haute-Provence, en Savoie, dans les Alpes-Maritimes et le Vaucluse.

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Kataba, le design « éco-co-conçu »

Crée en 2017 par Luc Monvoisin, la maison d’édition Kataba met en pratique l’artisanat pour « éco-concevoir » du mobilier design. Dans une démarche environnementale et sociale, l’entreprise fait appel à cette pratique de surcyclage pour ses créations. La maison d’édition a établi un réseau d’artisans déployés dans toute la France pour favoriser la production locale, que ce soit dans l’approvisionnement des matières, la production ou la commercialisation qui s’effectue en circuit-court.

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