Depuis quelques années, un nombre croissant d’entreprises réalisent leur bilan carbone pour des raisons réglementaires, mais aussi de manière volontaire. Un élément essentiel pour leur permettre d’élaborer des plans de réduction des émissions de gaz à effet de serre associées à leurs activités. Cependant, la tâche demeure assez complexe et très chronophage avec les outils actuellement à disposition. D’autant que tout le monde n’est pas formé sur ces sujets.

C’est pourquoi Aktio s’est donné pour mission d’engager et soutenir la transition bas-carbone de toutes les entreprises, en les formant en continu et en les fédérant dans la durée, avec une technologie adaptée.

« La réduction des émissions de gaz à effet de serre, c’est le sujet le plus important du siècle, voire du millénaire » nous explique d’entrée de jeu Laurent Barbezieux, l’un des trois cofondateurs de cette startup. La plateforme en ligne que la startup développe permet ainsi de calculer l’empreinte carbone d’une entreprise, de rendre cette information accessible facilement, puis d’identifier des pistes de réduction.

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Mesurer, visualiser, réduire

Pour cela, Aktio cartographie l’ensemble des flux des entreprises (scopes 1, 2 et 3) et se base sur les méthodes de calcul standards (Bilan Réglementaire de GES, méthode Bilan Carbone™, GHG Protocol). Cela permet de visualiser les postes les plus émetteurs et de pouvoir ensuite accompagner les entreprises dans des trajectoires de réduction de leurs émissions.

Suite à ce premier état des lieux, Aktio propose ainsi à chacun de ses clients un plan d’action élaboré en fonction de leurs caractéristiques. Pour cela, elle se base sur un catalogue de près de 300 actions de réduction des émissions applicables à plusieurs échelles. Des réunions sont ensuite organisées avec des experts qui peuvent orienter les entreprises suivies vers des partenaires pour réaliser les actions définies préalablement.

Pour Aktio, l’objectif est de réussir à intégrer de manière pérenne l’enjeu de la réduction des émissions dans les modes de fonctionnement des entreprises. « Il est important que ces structures puissent se rendre compte de l’impact qu’elles ont, et qu’elles soient épaulées sur ces sujets » explique l’entrepreneur. « Cela devient un enjeu fort de compétitivité, pour répondre aux demandes de ses clients, ainsi que d’attractivité pour ses employés » ajoute-t-il.


Décarboner des secteurs clés comme l’industrie ou le BTP

L’entreprise intervient essentiellement auprès des PME et des ETI car celles-ci, contrairement aux grandes entreprises, n’ont généralement pas d’équipes dédiées à ces questions. « La demande sur ces sujets est si forte que les cabinets de conseils traditionnels n’ont parfois pas les moyens humains pour répondre aux sollicitations de toutes les entreprises » ajoute Laurent Barbezieux.

Depuis son lancement en 2020, Aktio emploie une vingtaine de salariés et accompagne des entreprises à impact comme Vestiaire Collective et La Marque en moins, des industriels et des acteurs de la construction comme Léon Grosse et Terideal, ou encore des filiales de grands groupes (Saint-Gobain, Suez…). Elle fait également partie des B Corp françaises.

Forte de ses premiers succès, la structure souhaite accélérer son développement afin de poursuivre son action à plus grande échelle. Elle cible notamment des secteurs clés comme l’industrie, la construction et l’immobilier, qui sont responsables d’une grande partie des émissions de carbone : 18,4% des émissions nationales de GES pour le secteur du bâtiment et 17,4% pour celui de l’industrie. « Nous allons chercher des clients en priorité dans les secteurs les plus émissifs, car c’est là où nous pouvons avoir le plus d’impact » précise Aktio.

Par ailleurs, Aktio développe son expertise sur des sujets transverses qui affectent toutes les entreprises, tels que le télétravail, la sobriété, la réduction des déchets ou encore l’électrification des transports.

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