C’était le 28 janvier 2020, en présence de Brune Poirson, du député Guillaume Garot et de Lucie Basch, qu’une cinquantaine de marques agroalimentaires s’engageaient contre le gaspillage alimentaire au travers d’un Pacte sur des Dates de Consommation.

La démarche avait été initiée par France Nature Environnement et par la startup Too Good To Go afin de réduire le gaspillage lié aux dates de péremptions. Définie par les industriels de manière plus où moins arbitraires, elles ne sont jamais homogènes, difficilement compréhensibles, et ne reflètent surtout pas la réalité puisque la majorité des produits alimentaires sont toujours consommables après que les DLC ou DDM soient passées.

De fait, et d’après une étude de la Commission Européenne, les Dates Limites de Consommation sont ainsi responsables de 20 % du gaspillage alimentaire dans les foyers et représentent une part importante du gaspillage dans la grande distribution, notamment pour des question de réassort et de gestion des invendus.

Parmi les premiers signataires de ce Pacte sur les dates de consommation figurent des associations et fédérations de professionnels, des startups mais surtout des distributeurs comme Carrefour, Auchan ou Système U, ainsi que des marques emblématiques à l’image de Danone ou du groupe Bel. Ce dernier est d’ailleurs l’un des premiers à mettre en place un engagement concret via l’une des ses marques fétiches, les fromages La Vache qui Rit !


À consomme de préférence avant… mais toujours bon après !

Le Groupe Bel applique donc l’engagement 4 du Pacte (“Rendre la différence entre DLC et DDM visible sur l’emballage afin de tout de suite savoir s’il s’agit d’une date impérative ou indicative”) afin de sensibiliser ses consommateurs au fait que le produit peut-être consommé au-delà des dates indiquées sur la boîte. Les DDM servent à indiquer qu’un produit peut perdre en qualité lorsque la date est dépassée, mais cela ne signifie pas qu’il ne sera plus bon à la consommation. Une source importante de gaspillage.

Le groupe Bel s’engage donc à sensibiliser sur ce sujet via une marque très prisée des consommateurs. Ainsi, ce sont 17 millions de boîtes de La Vache qui rit qui comportent désormais des explications sur la DDM et la conservation du produit. Des infos qui incitent les citoyens à faire confiance à leurs sens pour observer, sentir, goûter le produit et déterminer s’il peut être consommé au-delà de la DDM indiqué au lieu de le jeter. 

Pour compléter cette mention, le Groupe a utilisé l’intercalaire qui sépare les portions du célèbre fromage pour expliquer ce qu’est une DDM et préciser qu’une fois la date dépassée, les qualités gustatives du produit peuvent être minorées, sans toutefois représenter un risque sanitaire pour le consommateur. “Chez Bel, nous prenons le sujet du gaspillage alimentaire très au sérieux. Il est d’ailleurs intéressant de rappeler que la valorisation de co-produits du lait est à l’origine même de l’existence de certaines marques de notre Groupe, comme La Vache qui rit ou plus récemment Kiri” ajoute ainsi Elodie Parre, directrice RSE du groupe.