Des sources de la Loire et de l’Allier jusqu’à la pointe du Finistère, le bassin Loire Bretagne représente 155 000 km², soit 28 % du territoire métropolitain. Il intéresse 335 communautés de communes, près de 6 800 communes, 36 départements et 8 régions en tout ou partie. Soit plus de 13 millions d’habitants.

Dans le cadre de son 11e programme d’intervention 2019-2024 et en prolongement des conclusions des Assises nationales de l’eau en 2019, l’agence de l’eau Loire-Bretagne vient d’annoncer son soutien financier à plus de 115 initiatives émanant des collectivités, pour un montant global de 18 millions d’euros.

carte du bassin Loire-Bretagne


Dans le détail, ces initiatives couvrent une large partie du territoire français: 38 projets en Bretagne, 26 en Pays de Loire, 21 en Centre-Val de Loire, 14 en Auvergne, 14 en Nouvelle-Aquitaine, 1 en Bourgogne et 1 en Occitanie.

Ces aides visent notamment à accompagner les territoires vers une gestion durable des eaux pluviales. Avec le dérèglement du climat, de nombreux territoires en France et dans le monde font face à des inondations en raison de l’artificialisation des sols et du caractère imperméable des milieux urbains. Une meilleure gestion des eaux pluviales permet également de lutter contre les ilots de chaleur urbain et de mieux protéger la biodiversité.


17 millions d’euros pour une gestion durable des eaux pluviales en milieu urbain

Sur le bassin Loire-Bretagne, il est estimé que 10 % du total des eaux usées domestiques sont rejetées sans traitement dans les rivières du fait de l’apport des eaux pluviales dans les réseaux d’assainissement. Ce qui vient ensuite perturber les écosystèmes marins et la biodiversité, ainsi que d’autres activités économiques comme la conchyliculture, la pêche à pied ou même parfois la baignade.

Par ailleurs, une meilleure gestion des eaux pluviales est aujourd’hui une nécessité absolue pour un grand nombre de villes qui doivent faire face à des risques d’inondations, de fortes chaleurs et qui souhaitent préserver leur biodiversité. Dans ce cadre, l’agence de l’eau Loire-Bretagne va soutenir 26 projets pour un montant de 17 millions d’euros afin de promouvoir des réaménagements urbains permettant d’intégrer la gestion de ces eaux pluviales.

C’est par exemple le cas de la ville de Blois qui prévoit des réaménagements notamment dans les cours d’écoles, les complexes sportifs et espaces publics. À Rennes, c’est le site de l’ancien hôpital qui est concerné par un vaste projet de végétalisation. À La Rochelle, un programme d’action porté par l’ONG Bleu versant vise à réaliser des chantiers participatifs de désimperméablisation pour sensibiliser par l’action à l’impact sur le littoral de l’urbanisation.


Près de 2 millions d’euros pour la protection de la biodiversité marine et pour les espèces menacées

600 000 euros seront attribués à des plans nationaux d’actions (PNA) qui visent à assurer la conservation ou le rétablissement dans un état de conservation favorable d’espèces de faune et de flore sauvages menacées ou faisant l’objet d’un intérêt particulier. 24 projets sont ici retenus pour accompagner notamment des travaux de restauration des milieux aquatiques et humides.

1,3 million d’euros d’aides serviront également à faire émerger des projets innovants pour préserver ou restaurer la biodiversité marine en rétablissant notamment les fonctionnalités des écosystèmes.

Enfin, une aide de 780 000 euros va venir pour la réalisation d’études de préfiguration de paiements pour services environnementaux. « Ces études permettront le déploiement de projets ambitieux à hauteur de 30 millions d’euros », rappelle Laurent Gérault, président de la commission programme du conseil d’administration et du comité de bassin Loire-Bretagne

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