C&DAC est une entreprise spécialisée en recherche et développement dans le domaine de l’alimentation. Créée fin 2017 près de Nancy par Elise Bourcier, la société est spécialisée dans la mise au point de produits alimentaires sains et durables.

Ingénieure R&D agro-alimentaire, tout comme ses 5 collaborateurs, Elise Bourcier a crée C&DAC afin « d’aider les entreprises agro-alimentaires à proposer des produits qui soient plus sains, plus durables, dans une démarche d’éco-conception et de clean label. Des produits qui répondent aux nouvelles attentes des consommateurs« . Une manière innovante et constructive d’accompagner les entreprises de l’agroalimentaire dans leur transition, notamment autour des protéines végétales.


Un laboratoire de R&D pour accompagner la transition agroalimentaire

En effet, 98% des entreprises agro-alimentaires sont des PME et toutes n’ont pas nécessairement une équipe R&D en interne. Pour d’autres, plus grandes et mieux structurées, faire appel à C&DAC est un moyen d’être plus innovantes et de sortir de leur zone de confort.

Toutes en revanche ont pris conscience que les attentes des consommateurs ont évolué et veulent leur proposer des offres plus adaptées et durables. « Notre objectif est d’aider ces entreprises à entrer dans une logique de transition alimentaire durable, par rapport au sourcing de leurs matières premières, aux procédés de fabrication, au choix des packaging avec une réflexion beaucoup plus éco-conception dans les produits, » ajoute Elise Bourcier.

C&DAC se présente ainsi comme un  » laboratoire agroalimentaire de R&D « , qui accompagne les industriels ou fait de la recherche et développement de produits pour son propre compte. La société lance par exemple des démarches de créativité, formule des produits et réfléchit à l’éco-conception dans le choix des ingrédients, des procédés de fabrication, vis-à-vis des propriétés nutritionnelles des produits. Son expertise s’étend jusqu’au passage en industrialisation.

Sous sa marque La Petite Prairie, C&DAC développe également des prototypes à base de féverole qui « sont proposés clé en main, prêts à êtres industrialisés par nos clients pour leur permettre d’accélérer le processus de R&D « . Un premier dessert végétal fermenté à base de féverole, mis au point l’an dernier, est en cours de pré-industrialisation avec un partenaire.

On observe une grosse tendance dans le végétal. Nos clients du monde des produits laitiers, de la viande, de la charcuterie nous sollicitent pour du développement de produits végétaux.

Elise Bourcier, Présidente de C&DAC


Structurer une filière complète autour de la féverole dans l’alimentation humaine

« J’avais ce projet de création d’entreprise dès la sortie de l’école. J’ai été accompagnée par l’incubateur de l’Université de Lorraine pour lancer ma société » raconte Elise Bourcier, dont le projet est en train de prendre une nouvelle envergure, notamment via le développement d’une filière autour des protéines végétales.

Lauréate de l’appel à projets Structurations des filières agricoles et agro-alimentaires de FranceAgriMer, la jeune entreprise s’est en effet vu attribuer un co-financement de 125 000 euros en soutien à son projet de structuration de la filière féverole française UniFev. « La féverole est une protéine végétale qui répond complètement aux valeurs qu’on défend, par rapport à l’approvisionnement local et l’équilibre nutritionnel. Ça permet d’avoir une diversité d’alternatives à la protéine animale, avec une alimentation équilibrée d’un point de vue nutritionnel. » La féverole peut ainsi accompagner les tendances flexitaristes de l’alimentation actuelle, qui se veut plus durable et responsable.

Le développement de la filière UniFev s’inscrit dans le droit fil de la stratégie nationale sur les protéines végétales du plan de relance proposé par le Gouvernement. Cette stratégie reconnaît la nécessité de soutenir la progression de la consommation des légumineuses chez l’homme, du fait notamment de nouvelles recommandations nutritionnelles. Mais également du fait des qualités agronomiques de la féverole, qui possède le meilleur taux de toutes les légumineuses de captation de l’azote pour le fixer au sol. Elle présente aussi un intérêt dans le cadre des rotations de cultures, surtout en avant-culture du blé.

La filière UniFev répond à l’objectif de « mettre en place une collaboration entre les différents acteurs de la filière féverole, afin d’identifier et caractériser les variétés adaptées à l’alimentation humaine, et développer et industrialiser de nouveaux produits alimentaires. » précise Elise Bourcier.

La valeur-ajoutée que lui confèreront les débouchés dans l’alimentation humaine pourra compenser ses rendements moyens, tout en encourageant une culture déjà pratiquée par les agriculteurs français. C&DAC les accompagnera pour que leurs productions de féveroles répondent aux cahiers des charges des industriels de l’agro-alimentaire.

Crédit photo : ©INRAE/RolandBRUNEAU

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