Le lancement des forfaits réparations va nous permettre de renforcer notre lien direct avec nos consommateurs. Cette offre répond à un double objectif : faciliter l’usage de nos produits pendant de nombreuses années, et soutenir la profession des réparateurs indépendants en leur apportant une activité supplémentaire et une juste rémunération.

Joël Tronchon, Directeur Développement Durable du groupe SEB


Le Groupe SEB a fait de la réparabilité un des piliers de sa politique de développement durable. Pour cela, le groupe conserve donc pendant 10 ans toutes les pièces détachées techniques de la quasi-totalité de ses produits. 40 000 références, soit 5,7 millions de pièces détachées sont ainsi stockées par le groupe dans toute l’Europe, et ce même pour des produits dont la fabrication est arrêtée. En France, la mise à disposition des pièces s’étend même jusqu’à 15 ans après le dernier achat par le consommateur.

Pour aller plus loin, le groupe propose désormais des “forfaits réparation” qui sont proposés à un tarif très inférieur au coût de remplacement. Il est défini par famille de produit (fers à repasser, cafetières, robots ménagers, aspirateurs …) et représente généralement entre 20% et 40% du prix d’un produit neuf équivalent.

L’avantage de ce dispositif, c’est que le prix est fixe, qu’importe la panne ou les pièces nécessaires à la réparation. En accord avec la Loi Antigaspillage adoptée en début d’année, la réparation donne par ailleurs gratuitement droit à une nouvelle garantie complète du produit pendant 6 mois.

Pour réussir à proposer ces forfaits « tout compris » à un coût unique, le Groupe SEB s’appuie sur un réseau dense de 220 réparateurs sur tout le territoire. Les pièces détachées sont mises à disposition à prix coûtant par SEB, et la quasi-totalité du forfait va au réparateur (hors coût moyen des pièces).

Le prix et l’information sur la durabilité et la réparabilité des produits sont deux critères majeurs dans la décision d’achat des consommateurs

Halte à l’Obsolescence Programmée – étude sur la durabilité des produits (2018)


La durabilité des produits, un argument économique ?

Conscientes de l’importance des enjeux environnementaux pour leur pérennité à long terme, de plus en plus d’entreprises cherchent aujourd’hui à combiner leur développement économique avec des modèles plus vertueux. À l’instar du groupe SEB, travailler sur la durabilité et la réparabilité des produits représente ici une opportunité nouvelle de se réinventer avec, en ligne de mire, un objectif de fidélisation.

“Le prix et l’information sur la durabilité et la réparabilité des produits sont deux critères majeurs dans la décision d’achat des consommateurs” soulignait d’ailleurs une étude de l’association HOP (Halte à l’Obsolescence Programmée) en 2018. Avec l’avènement d’une nouvelle génération de consommateurs engagés, l’enjeu de proposer des produits durables, fiables et réparables est donc un enjeu de satisfaction client. Les marques qui s’engagent dans cette voie vont y gagner la confiance de leurs clients, et donc leur fidélité. C’est aussi un élément différenciant pour se démarquer de la concurrence.

D’après les chiffres de l’Ademe (2014) 63 % des Français affirment qu’un coût moins élevé des réparations pourrait les inciter à faire réparer leurs produits en panne. Ils sont également refroidis généralement par le manque d’information sur la réparabilité des produits et sur la difficulté à trouver des réparateurs de confiance.

C’est ici aussi un enjeu majeur pour les entreprises responsables que d’accepter de jouer le jeu : s’entourer d’un réseau de réparateurs, donner accès aux pièces détachées à un coût non-prohibitif ou encore fournir une documentation technique des produits ou des diagnostics de pannes fréquentes sont autant de leviers pour y répondre.