C’est un nom que vous entendrez probablement de plus en plus, notamment si la jeune entreprise est retenue – dans les mois qui viennent – par la Mairie de Paris dans le cadre de son appel d’offres qui vise à réguler le marché des trottinettes électriques au sein de la capitale.

Là où des marques comme Lime, Bird et les autres, se développent massivement et extrêmement rapidement à coups d’énormes levées de fonds et d’apparitions sauvages sur nos trottoirs, il existe une jeune entreprise qui impose un autre style dans le monde du free-floating. Cette entreprise s’appelle Pony Bikes. Et ne vous y méprenez pas, elle est bien française.

vélo pony bikes


Pony réinvente le modèle du free-floating

Fondée par Paul-Adrien Cormerais et Clara Vaisse, Pony propose en effet un autre modèle économique par rapport à ce qui se pratique sur le marché du free-floating. La start up française incite ainsi ses usagers à devenir propriétaires des vélos et trottinettes électriques qu’elle met sur le marché. Baptisés “pony angels”, ces acheteurs ont ensuite la possibilité de conserver le véhicule pour leur propre usage, ou bien de le partager et participer ainsi à l’essor du free-floating et des EDPM. Pour chaque véhicule partagé, la start-up et le propriétaire récoltent chacun 50% de la somme.

Avec ce système, l’entreprise assure avoir réduit le vandalisme par trois et les coûts de gestion par huit par rapport à ses concurrents. Un modèle économique qui serait donc plus viable que celui des “grands” du secteur qui, pour le moment, communiquent surtout sur leurs énormes levées de fonds.

De plus, Pony Bikes assure la maintenance, la recharge, et propose une garantie de six mois aux propriétaires de ses véhicules contre tout acte de vandalisme. Par ailleurs, pour les acquéreurs, les tarifs sont abordables et peuvent être rentabilisés assez rapidement. Il faut compter 220 euros pour une bicyclette et 720 euros pour une trottinette électrique. L’entreprise propose ainsi une autre manière de concevoir le développement des micromobilités qui semble, pour le moment, faire ses preuves.

vélo long-tail pony


Bientôt un vélo deux places en libre-service

Après des débuts à Oxford en Angleterre, puis en France à Angers, Pony Bikes accélère son développement. L’entreprise lancée en 2017 a d’abord proposé à ses usagers des vélos mécaniques, puis des trottinettes électriques (depuis le mois de février 2019). En Mai, elle a levé 2,2 millions d’euros auprès des fonds Demeter et Kima Ventures. Une levée de fonds qui lui a permis de s’implanter dans une seconde ville française, à savoir Bordeaux.

Dans ces deux villes, Angers et Bordeaux, ce spécialiste français de la micromobilité va proposer d’ici le début de l’année 2020 un concept encore inédit dans le monde de la location en libre-service : un vélo deux places. Le “double-pony”, fabriqué à Taïwan, devrait permettre à ses utilisateurs de transporter facilement un passager supplémentaire, un enfant voire même des courses. Il sera proposé au tarif de 1 550 euros.

“Si nous voulons remplacer les voitures en ville, il faut inventer de nouveaux véhicules à la fois accessibles et performants”, expliquait Paul-Adrien Cormerais, cofondateur de Pony, à nos confrères des Echos. Sur le modèle du “longtail”, qui appartient à la famille des vélos-cargos utilisés par exemple pour la livraison, le “double pony” représente ainsi une véritable alternative à l’usage de la voiture individuelle et apporte sa pierre à l’édifice des solutions de micromobilité qui se développent depuis quelques années.

 

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