Le biométhane est un gaz vert et renouvelable obtenu par l’épuration du biogaz issu de la fermentation de déchets. C’est donc une démarche circulaire et un vecteur intéressant pour des projets d’écologie industrielle. D’autant que ce gaz possède les mêmes propriétés que le gaz naturel et peut donc être utilisé dans les réseaux existants pour le chauffage où l’électricité.

Il existe plusieurs types de méthanisation : via les déchets ménagers et biodéchets ; via les déchets agricoles ; via les boues de stations d’épuration, les installations de stockage de déchets non dangereux ou (ISDND), et via les déchets industriels. Toutes valorisations confondues, chaudière, cogénération et biométhane, la France compte 1200 unités de production de biogaz – dont les 218 dédiées au biométhane injecté, soit 18% des installations.

Au 30 décembre 2020, 214 installations françaises ont injecté du biométhane dans les réseaux de gaz naturel, contre 123 fin 2019 et 76 en 2018. C’est une augmentation de 74% en un an et de 280% sur deux ans.

D’après GRDF, 1 147 projets sont en attente de déploiement sur le territoire à fin septembre 2020, pour une capacité approchant les 26 TWh/an. Ce qui représente 8 fois la capacité actuelle installée sur le territoire. Si des retards sont à prévoir en raison de la crise sanitaire, le gaz vert possède indéniablement de beaux jours devant lui.

Suffisant pour prendre le relai du gaz naturel dans les ménages français ? Il faut être prudent à ce sujet. Dans une étude sur la faisabilité d’un mix de gaz à 100 % renouvelable pour 2050, l’ADEME précise “qu’il existe un gisement potentiel théorique de gaz renouvelable pouvant répondre à une demande énergétique réduite en 2050”. Mais de son côté, la Programmation Pluriannuelle de l’Énergie (PPE) prévoit un objectif de 7% à 10% de gaz vert dans la consommation de gaz en France en 2030. À noter que le gaz représente lui même seulement 20% de la consommation d’énergie en France.

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