Glossaire

C’est quoi les circuits-courts ?

Définition et enjeux d’un mode de consommation qui séduit de plus en plus de français. Plus authentique et plus éthique : c’est quoi les circuits-courts ?


Circuits-courts : Définition

En France, selon le Ministère de l’agriculture « un circuit court est un mode de commercialisation des produits agricoles qui s’exerce soit par la vente directe du producteur au consommateur, soit par la vente indirecte, à condition qu’il n’y ait qu’un seul intermédiaire.  »

Traditionnellement, les circuits-courts les plus répandus sont le marché où les ventes à la ferme. Certains artisans (les boulangeries par exemple) proposent aussi parfois d’autres produits issus de producteurs locaux. Mais les canaux qui se développent le plus sont :

– Les AMAP (Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne)

C’est un partenariat de proximité entre un groupe de consommateur et une exploitation locale débouchant sur un partage des récoltes. Les consommateurs paient à l’avance sur la base d’une période définie et acceptent donc les aléas de la production (notamment le risque climatique). Il en existe environ 2000 aujourd’hui en France, alimentant presque 100 000 foyers.

– Les plate-forme de vente ou réservation en ligne

Elles permettent aux consommateurs d’acheter directement au producteur et de se faire livrer les produits à domicile où d’aller les chercher en point de retrait.  La plus connue en France, c’est la ruche qui dit oui, qui compte 600 points de retraits sur le territoire national impliquant 4000 producteurs. Il en existe beaucoup d’autres qui ne tarderont pas à se faire un nom.

Le saviez-vous ? : Les produits les plus vendus en circuit-court sont le Miel, les légumes, les fruits et enfin le vin.


Pourquoi on en parle ?

On en parle car c’est un mode de consommation en pleine croissance. Et un mode de consommation à l’image de nos sociétés actuelles : Davantage concerné par l’environnement et ses acteurs.

En effet, le circuit-court pourrait être une solution à plusieurs problématiques auxquelles nous faisons face. Au niveau agricole bien entendu, mais aussi pour atteindre des objectifs de développement durable ou tout simplement pour revigorer l’économie de nos territoires.

En effet, on peut noter 3 grands avantages à passer par des circuits-courts :

– Une consommation plus responsable (favorisant le tissu économique local, les produits du terroir, la juste rémunération des agriculteurs),

– Une consommation favorisant un lien social entre producteur et consommateur qui n’existe pas dans la grande distribution,

– Une consommation plus respectueuse de l’environnement. Même s’il reste des progrès à faire à ce sujet, 10% des exploitations qui vendent en circuit-court pratiquent l’agriculture biologique (contre 2% des exploitations vendant en circuit-long).

A cela s’ajoute d’autres avantages non-négligeables :

  • Réduction des emballages car moins de conditionnement et de transport ;
  • Limitation du gaspillage car possibilité de vendre des produits « hors-calibre » ou des « légumes moches » ;
  • Moins de risques de rupture de chaîne de froid ou de dégradation dans des opérations de manipulation ;
  • Possibilité de revente des produits à des structures locales de transformation (soupes, conserves, compost) lorsque la demande est en baisse.

Ainsi, favoriser les circuits-courts pourrait permettre aux producteurs français de diversifier leurs canaux de vente, de bénéficier d’une meilleure reconnaissance et d’une meilleure rémunération.

En contrepartie le consommateur aurait des produits de meilleure qualité et un plaisir accru à les acheter. Le tout étant respectueux de l’environnement et donc un modèle de développement durable.


Guillaume Joly. @guitjoly

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